Armé de mon portable, tel un chercheur d’eau, je cherche désespérément un signal WIFI. Internet se cache quelque part, j’en suis sûr, mais où ? D’habitude, j’aurai cherché l’information sur Internet, mais justement je n’ai pas Internet. Alors ici, comme pour tout renseignement, il faut demander aux gens. Tout se fait ici par le bouche à oreilles, vous obligeant à parler avec les habitants.
Un soir, alors que je bois tranquillement un petit verre sur la jetée du Malecoń, je me demande pourquoi il y a un tel attroupement autour de l’hôtel. Un concert peut-être ? Non me dit-on, c’est pour capter le WIFI.
Les lieux proposant du WIFI sont peu nombreux et dès que vous voyez des masses de personnes avec leur téléphone, c’est qu’il y a un signal WIFI. C’est impressionnant à voir. Il y a notamment ce parc public, qui ne se désemplit jamais. Si vous le traversez, vous serez immédiatement interpellé à coup de sifflement — c’est comme ça qu’on fait ici — pour vous vendre les cartes d’abonnement WIFI. Car oui, le WIFI, n’est pas gratuit et l’entreprise Etecsa — équivalent de France Telecom — règne en maitre sur ce business lucratif.
Dans la rue, une carte de 1 heure vous coutera 3 CUC. Si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez toujours aller au siège de l’entreprise Etecsa et acheter une carte d’abonnement de 5 heures pour 10 CUC. Attention, il faut se munir de son passeport pour pouvoir récupérer ce précieux sésame.
Ne reste plus qu’à trouver un bon endroit où profiter du WIFI. Avec mon ordinateur, ma préférence va pour l’hôtel Ingleterra où je peux jouir de l’air conditionné tout en tapotant sur mon clavier. J’ai tenté de passer des appels via Skype, WhatsApp et Facebook Messenger mais la connexion n’est pas assez bonne… Mauvaise nouvelle pour vous, vous allez devoir attendre pour avoir des vidéos du Capitaine Rémi.
Panne d'électricité à la Havane
Hier soir, 21h, nous avons eu une panne d’électricité. Je ne vous parle pas de la petite panne qui dure quelques secondes, je vous parle de la panne généralisée de toute la Havana. Enfin je n’ai pas été vérifié partout, mais en tout cas, tout le quartier de la Centra Havana était plongé dans le noir.
Les bougies s’allument un peu partout et la vie continue comme ci de rien n’était. À mon grand étonnement, le téléphone marche encore. Ce soir, je resterai à la casa avec ma famille d’accueil. Les ventilateurs, ces donneurs de bonheur, se sont arrêtés et l’air ambiant se réchauffe. Le padré de Teresa m’invite à le suivre. Je découvre avec joie la terrasse de mon immeuble. Profitant de l’air frais de la nuit, nous nous asseyons sous les étoiles et discutons.
L’électricité ne reviendra qu’à 3 heures du matin. Rien d’anormal. En une semaine, les pannes se succèderont régulièrement sans inquiéter personne, ni même moi. Après tout, on peut vivre sans électricité — mais certainement pas sans Internet :p

6 commentaires
Bon, en tout cas, tu as l'air d'avoir retrouvé le moral! Muy bien muy bien chico!
Je me permets d'ajouter quelques infos, revenant d'un séjour de 2 semaines là-bas :
Les appels via WhatsApp (Viber, etc.) sont BLOQUÉS. Cependant vous verrez plein de Cubains passer des appels vidéos, c'est donc que l'on peut contourner le blocage.
Pour cela il faut télécharger une application VPN (qui rend vos connexion anonymes), AVANT d'arriver à Cuba :)
J'ai essayé d'en télécharger une sur place mais c'est impossible... c'est bloqué !
J'aurais dû accepter la proposition de la Cubaine qui m'a renseignée, de me filer son appli "Betternet" (une appli VPN parmi d'autres). Je me suis dit qu'elle allait tenter de me la vendre... la méfiance du touriste qui s'est trop fait pigeonner, mais ça c'est une autre sujet ;)
J'aime bien tes commentaires et je voulais apporter une modeste contribution car moi aussi je suis un amoureux de La Havane. Il y a une application pour Androïd qui s'appelle WifiCuba2.0 et qui vous renseigne sur le prix d'une carte Wifi ainsi que le nombre de zones Wifi partout à Cuba. Exemple: pour La Havane on compte 54 zones Wifi. Une heure d'Internet 1 CUC ou 7,50 CUC pour 5 heures. Quelques informations pourront être utiles pour ceux qui veulent se promener motorisés à moindre coût. Les taxis "collectivo" sont de vieilles américaines moins jolies où il y a une enseigne "taxi" à l'intérieur (très différent des taxis avec un no de phone finissant par 5555). On peut héler ces taxis pour leur dire où on veut aller...si le taxi ne va pas où vous voulez vous en essayer un autre...etc. un exemple de prix. Pour faire une trajet entre La Havane et Alamar (12km ou à peu près) il en a coûté 1CUC à mon amie Cubaine. Et on peut choisir les autobus cubains au coût de 5 Centimes. Bon voyage, bonne route!
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