Préparer le GR20 Corse et bien faire son sac à dos

Ecrit le 17 Nov 2016

J’ai mis 8 jours pour parcourir les 180 kilomètres du GR20. Je vous dévoile le contenu de mon sac à dos et je vous donne un max d’informations sur la préparation de votre GR20 et sur les choses que j’aurais aimé savoir avant de faire cette randonnée mythique.

Préparer son sac à dos : GR20

Qui peut faire le GR20 ?

Suis-je capable de faire le GR20 ? Est-ce trop difficile de faire le GR20 ? C’est le genre de question que je me posais avant de partir. Je lisais sur Internet beaucoup d’articles évoquant le GR20 comme un des sentiers les plus dangereux d’Europe. Alors, évidemment, ça fait peur, j’avais peur. Ai-je le physique et le mental pour faire le GR20, moi qui ne connais rien du monde de la marche ? Ok, je suis sportif, mais de là à marcher 30 kilomètres par jour avec des dénivelés surhumains. Alors quand mon pote Youri m’a dit « on va le faire en 8 jours », j’avais la pétoche…

La réalité sur le terrain a été bien différente. J’ai été surpris par la « facilité » du sentier. Attention, je ne dis pas que c’est facile, car honnêtement, j’en ai chié. Mais, en faisant une étape par jour, avec le recul, ça me parait facile. On a par exemple croisé de nombreux retraités faire le GR20 (ça ne veut rien dire, je sais, mais j’étais vraiment épaté), je connais même une femme enceinte de 3 mois qui en a fait une partie. C’est évidemment physique comme parcours. Ne vous attendez pas à une petite balade en forêt, nous sommes à la montagne. Il y a des parties techniques, on marche sur des cailloux, on escalade, il y a des montées qui ne s’arrêtent jamais et des descentes du même acabit. C’est dur. Mais si vous faites un peu de sport et que vous avez un sac léger, c’est à votre niveau ! Attention, je ne dis pas que tout le monde peut faire le GR20. Je dis juste que c’est faisable avec une condition physique normale et qu’il n’y a pas besoin d’être un surhomme.

3 mecs contemplent le GR20

3 tailles de sac : 40 litres – 50 litres – 60 litres

Partir léger en randonnée

L’expérience de votre GR20 dépendra en partie de votre sac à dos. Plus il sera léger, et plus votre marche sera agréable. Étant donné que vous allez le porter au minimum 5 heures par jour, ça serait bête d’avoir des kilogrammes superflus sur les épaules.

Que ce soit pour un tour du monde ou pour une randonnée, le choix du sac à dos et de son contenu est crucial ! Cela fait des années que j’essaye d’expliquer pourquoi il faut voyager léger, si vous n’avez pas encore lu mon article, allez-y 😃 Pour la randonnée, c’est encore plus facile à comprendre. Entre un sac de 20kg et un sac de 6kg, vous allez sentir la différence ! Oui, il existe encore une race de marcheurs qui randonnent avec plus de 20 kilos sur le dos. J’en ai d’ailleurs croisé pas mal sur le GR20. Je pense à ce père et fils québécois, ils avaient des sacs ÉNORMES (dans les 23 kilogrammes). C’est sûr qu’avec des sacs comme ça, il est « impossible » de faire le GR20 en 8 jours, et que cela devient une corvée de le faire en 16 jours. Ils étaient étonnés de nous voir avec des sacs aussi petits. Et bien, moi j’étais scotché de les voir avec des sacs aussi gros.

Comment est-ce possible ??? Connerie ou exploit physique ? À vous de voir, moi je pense tout simplement que ces personnes ne se sont pas assez renseignées avant ou qu’elles aiment galérer ! Car sérieux, quelle galère de porter son sac ! Avec mes 10 kilos sur le dos, j’étais à bout alors je n’imagine pas avec plus ! Que vous soyez une femme ou un homme, votre corps est capable de porter bien plus. Mais à quoi bon ? Pourquoi faire endurer ça à votre dos, à vos épaules, à vos jambes ? Le but est quand même d’apprécier la marche, ce n’est pas de souffrir ! À moins que … ?

Chaque affaire compte, chaque gramme compte

Pour ce GR20, mon objectif était d’avoir un sac de 10 kilos maximum… Je vous invite à faire pareil. Pour moi, chaque gramme compte. Alors si je peux me délaisser de quelque chose, je le fais. Par exemple, j’ai volontairement enlevé mon chargeur de caméra. Il doit peser 200 grammes. Ce n’est pas grand-chose, mais je savais que je pouvais m’en passer (et pourtant je filme tout le temps !). Je suis allé jusqu’à couper les étiquettes de mes affaires. C’est extrême je l’avoue et certainement peu utile, mais je voulais vraiment avoir un sac léger 😃

En optimisant au mieux que je pouvais, je n’ai pas réussi à descendre en dessous des 10kg. Faut dire que j’embarque 2 kg de matériel audiovisuel, impossible à compresser, ainsi que 2.25 kilos de flotte et 2.3 kilos de bouffe. J’ai pris le strict minimum pour tout et je me demande comment j’aurai pu faire moins. J’ai une idée en tête, investir dans du matos plus léger et plus technique, mais bon ça a un prix, et disons que je préfère faire avec les moyens du bord.

Le choix du sac à dos de randonnée

Le truc qui va vous obliger à vous délester, c’est d’avoir un sac ayant une petite contenance. Je suis parti sur un sac de 30 litres de la marque Millet. ( http://amzn.to/2fs17WE ). 30 litres, c’est petit, très petit, mais suffisant. Cela m’a obligé à faire des choix pour tout faire rentrer dedans. J’avoue qu’en remplissant mon sac, pas mal de choses ne rentraient pas… J’ai dû faire des choix et enlever des affaires. Si j’avais eu plus de place, j’aurais pris plus de choses, j’aurais eu un sac plus lourd. CQFD.

Youri avait un sac un poil plus grand, un 40L de chez Décathlon. Il avait pris (de mon point de vue) des choses inutiles comme un livre qu’il n’a jamais ouvert (il l’a fini dans le bateau pour la Corse), un short de type citadin et la ceinture qui va avec et ce qui m’a fait le plus rire : un pot de cire pour les cheveux… Il y a des petits plaisirs qu’on ne se refuse pas. Il avait également des choses que j’aurais aimé avoir : des sandales qui lui ont évité de marcher pieds nus le soir, un vrai déodorant pour sentir bon sans prendre de douche, une casserole pour faire cuire les noodles et une lampe frontale pour voir dans le noir (logique).

Rémi et son à dos pour le GR20

Mon sac à dos est vraiment tout petit

La logistique du GR20

Notre objectif est de faire le GR20 en 8 jours. 8 jours au lieu de 16 jours. Nous devons marcher vite et longtemps, et ce pendant 180 kilomètres avec un sac sur les épaules. Vaut mieux bien réfléchir à l’avance à ce qu’il y aura dans son sac.

Autonomie complète ou pas ?

Contrairement aux Québécois cités plus haut, nous ne sommes par partis en autonomie complète. Nous n’avons donc pas de tente (et hop 2,5 kilos en moins). Sachez qu’il est interdit de bivouaquer hors des étapes, c’est à dire de planter sa tente autre part que dans les endroits prévus. Donc même si vous avez une tente, il faudra payer pour pouvoir la planter. Les gites proposent à la location des tentes / tapis de sol, et bien sûr des lits en dortoir. Nous avons opté pour cette solution. Important, il faut tout de même prévoir son sac de couchage car il n’est jamais fourni. Ne sachant pas que la location de tente comprenait un tapis de sol, j’avais apporté le mien. Et puis je voulais le prendre au cas où je me retrouve à dormir par terre dans un refuge. Évidemment, c’est avec les «  Au cas où » qu’on finit avec un sac plus gros. Bref, le tapis de sol n’était pas nécessaire.

Où manger pendant le GR20 ?

Nous n’avons pas de matériel pour faire à manger (réchaud / gaz). Nous avons cependant choisi d’emporter de la nourriture avec nous, afin de faire des économies d’argent. Il est en effet possible de manger partout dans les bergeries et gites du GR20, mais cela revient vite très cher. Les auberges proposent des demi-pensions aux alentours de 35/40 euros avec dîner, nuitée et petit déjeuner. Les diners sont généralement très copieux avec entrée/plat/dessert et permettent en cas de fatigue/froid de se récompenser de tous les efforts de la journée. Les gites proposent aussi des saucissons corses, des conserves (thon, salade, tomate), des pâtes et des cochonneries (bonbons, chocolats, barres de céréale, fruits secs). Même si les prix sont honnêtes pour des lieux aussi inaccessibles (c’est moins cher que dans un aéroport), on a préféré prendre avec nous des nouilles et des graines de semoule, soit un peu plus de 2,5 kilos de nourriture chacun (comprend aussi les fruits secs).

Quelle alimentation pour le GR20 ?

Dans les auberges, nous avions accès à de l’eau chaude et parfois à une cuisinette avec casseroles et couverts. Notez bien qu’il n’est pas possible de cuisiner à toutes les étapes et qu’il faudra parfois demander l’eau bouillante au restaurateur. Nous avions emporté 1 casserole, 2 tupperwares, un couteau suisse et 2 fourchettes. Le choix des noodles et de la semoule était logique : il suffit d’ajouter de l’eau chaude, de couvrir et d’attendre pour enfin se régaler (ou pas). Pensez à apporter votre assaisonnement car il est souvent difficile de trouver du sel. Pour ma part, je m’étais fait moi-même mes préparations individuelles dans des sacs de congélation. Chaque sac de congélation comportait une portion avec l’assaisonnement qui va avec (herbes de Provence, curry, poivre, etc). Dans le style facile/rapide à préparer, outre la semoule, il est possible de se faire soi-même des sachets de purée avec du lait déshydraté. Pour ceux qui ont du budget, vous pouvez acheter en avance des préparations lyophilisées, il en existe pour tous les gouts. Pour les petits déjeuners et les encas, nous avions des barres ainsi que des fruits secs (bananes, amandes, noix).

Quand je vous dis que ça grimpe !

Quand je vous dis que ça grimpe !

Combien d’eau sur le GR20 ? Est-ce possible de remplir sa gourde facilement ?

En arrivant en Corse, je n’avais pris qu’une seule gourde de 1 litre, un peu juste si on veut correctement s’hydrater. Après avoir discuté avec le gérant du premier refuge, j’ai compris qu’il était plus judicieux d’avoir au moins un conteneur de 2 litres. Je suis donc parti avec deux gourdes : 1 litre + 1 litre et demi, ce qui me permettait de tenir une journée. Je buvais au minimum 3 litres d’eau par jour sans me forcer. Étant donné que nous faisions deux étapes par jour, nous passions forcément par un refuge le midi où il était possible de remplir les gourdes. Je dirais qu’il y a possibilité de remplir ses bouteilles toutes les 3 heures en moyenne (chiffre donné suivant mon ressenti). En tout cas, avec un conteneur de 2,5 litres, je n’ai jamais manqué d’eau.

S’il y a bien une chose que je changerais volontiers dans mon sac, ce serait mes gourdes. J’investirais sans hésiter dans un CAMELBAG. Quelle galère de devoir s’arrêter et retirer mon sac pour pouvoir prendre ma gourde et boire. Une perte de temps et d’énergie ! Le premier jour, j’avais tellement la flemme d’enlever mon sac pour boire que j’ai fait une déshydratation ! Je dis oui au Camelbag ! En plus, c’est plus léger qu’une gourde en inox 😃 Sinon, il aurait fallu trouver un moyen de rendre la gourde plus accessible, sans que cela gène la marche.

Pendant le GR20, vous croiserez de nombreux ruisseaux d’eau jaillissant des montagnes. J’ai rempli à deux reprises ma gourde grâce à eux. Certains opteront pour des pastilles de purification pour que l’eau soit nickel, à vous de voir. Perso, on en avait mais nous ne les avons pas utilisés.

Est-ce possible de recharger son téléphone sur le GR20 ?

La plupart des refuges marchent au solaire, et parfois ils ont un générateur qu’ils éteignent la nuit. Cela signifie que l’électricité est rare. En demandant au gérant, il est possible de recharger ses batteries de téléphone et de caméra. Sachez que les prises sont rares et sont « prises » d’assaut. Ne comptez donc pas recharger votre téléphone à tous les refuges. Par contre, à plusieurs reprises, nous nous sommes arrêtés dans des étapes intermédiaires, que ce soit des bergeries ou des hôtels. Ils sont souvent proches d’une route et ont donc accès à l’électricité 😃

Nous avions avec nous un mini-chargeur solaire (qui n’a pas fonctionné ahah), ainsi que des batteries de rechange pour nos caméras. Il existe aussi des batteries chargeurs. Ces batteries permettent de brancher en USB n’importe quel accessoire et de le recharger. Leur inconvénient étant leur poids. À vous donc de voir ce qui vous correspond le plus. Mon conseil étant : profitez du GR20 pour vous déconnecter.

Est-ce qu’on capte partout pour téléphoner ?

Dès que vous vous approchez de villages, on peut capter suffisamment pour téléphoner et envoyer des textos. Ne comptez pas sur la 3G/4G. Il arrive aussi de capter un signal dans les refuges qui sont perchés. Ça dépendra aussi de votre opérateur.

Faut-il réserver les refuges ?

C’était une crainte que j’avais avant de partir, faut-il réserver les refuges du GR20 ? Mon avis sur la question est tranché : non. Je ne vous conseille pas de réserver car beaucoup d’aléas peuvent survenir durant votre GR20. Vous n’êtes pas à l’abri d’une tempête. Une seule tempête et vous voilà bloqué une journée et ce sont toutes vos réservations qui tombent à l’eau (ahahah). L’autre possibilité, c’est d’être en forme olympique et de vouloir faire deux étapes dans la journée. Dans tous les cas, cela décale votre randonnée.

Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver un couchage dans les refuges. Le propriétaire du refuge trouvera toujours un moyen de vous loger, même si c’est plein. Nous étions en septembre et sur les 8 nuits, nous n’avons eu aucun problème. La seule crainte qu’on a eue, c’était au refuge de Pietra Plana. Suite à une tempête, tout le monde s’y est arrêté. C’était plein à craquer, mais ils ont trouvé de quoi loger tous les randonneurs, même ceux comme nous qui n’avaient pas réservé.

Le contenu détaillé de mon sac pour le GR20

Affaires sac à dos GR20

Toutes nos affaires pour le GR20

Voici exactement ce que contenait mon sac pour le GR20. Je vous explique pour chaque objet son utilité ou pas.

Vêtements pour marcher

3 boxers : j’ai réussi à en perdre un sur le chemin en le faisant sécher sur mon sac pendant la journée.

3 paires de chaussettes : suffisant, chaussettes sans couture

1 paire de chaussures de trail : très content de mes Salomons achetées pour l’occasion. On m’avait déconseillé de prendre des chaussures de rando (trop lourdes)

2 marcels : j’en ai porté un le premier jour, et j’ai vite déchanté. Le frottement avec le sac au niveau des épaules était insupportable. J’ai regretté de ne pas avoir pris un t-shirt de sport.

1 legging technique : pour avoir bien chaud, la nuit comme le jour. Sèche rapidement.

1 manche longue technique : pareil que le legging 🙂

1 pantalon / short de rando : Top !

1 short de sport light : inutile vu que j’avais déjà le pantalon short

1 veste polaire Décathlon : pour avoir chaud

1 paire de gants Décathlon : pour le matin car il fait froid, surtout avec les bâtons

1 paire de lunettes de soleil : car il a fait beau

1 coupe-vent imperméable : indispensable. Je voulais prendre un K-Way à la base, mais le coupe-vent était vraiment bien.

1 genouillère : je savais que mes genoux ne tiendraient pas.

1 foulard technique : ravi de l’avoir, il m’a servi le matin comme bonnet, le soir comme écharpe. Vraiment utile.


1 Sac de couchage 5 degrés : s’il avait été sec tous les soirs, ça aurait été parfait !
1 Tapis de sol : peu utile
1 Sac à dos 30 litres : je n’aurais pas pu faire plus petit
1 Housse de sac à dos : pour protéger de la pluie
2 Batons de randonnée : facilite grandement la randonnée
1 mini-lampe torche : pas suffisant le matin lorsqu’on partait de nuit
TopoGuide imprimé :  on l’a rarement regardé pour tout vous dire…
Carnet de notes et stylo : indispensable pour mon journal de bord


Trousse de toilettes et Pharmacie pour le GR20

Encore une fois, je vais à l’essentiel. Je n’ai presque pas de médicaments. Je sais pertinemment que si j’ai un problème, je trouverais toujours ce qu’il me faut sur le chemin.

1 brosse à dents / mini dentifrice : dois-je vous dire pourquoi ?
1 mini savon dur : oublié le premier jour dans le refuge 🙁
1 micro-serviette : un peu petite je l’avoue !
1 pierre d’alun déodorant : pour sentir bon. Pas super pratique.
Crème pour les articulations : pour se faire du bien le soir.
2 comprimés dolipranes : en cas de douleur…
Ventoline : oui, je suis asthmatique
Allumettes : la boite a pris l’humidité, je conseillerais plutôt un briquet.
Crème solaire : a servi le premier jour uniquement :p
Baume à lèvres : pour hydrater et protéger mes lèvres
Boules quies : pour bien dormir la nuit, car dans les dortoirs, ça ronfle !


Matériel audiovisuel

Gopro Hero 4 : pour filmer en action et l’avoir toujours sur moi
Sony Action Cam : pour la qualité du son et son autonomie
Perche / Trépied : pour pouvoir se filmer facilement et avoir des plans lointains
Reflex Canon Rebel T5i : pour prendre de magnifiques photos et vidéos
Batterie Canon : pour ne pas prendre le chargeur
Chargeur solaire : pour recharger les appareils USB
Téléphone portable : pour donner des nouvelles

Mon constat : beaucoup trop d’appareils. C’est difficile à gérer, que ce soit pendant le GR20 ou après en post-production. Avec le recul, le mieux aurait été d’avoir une seule caméra qui fait tout, à la limite un très bon smartphone aurait fait l’affaire !


Bouffe pour le GR20

L’objectif était de dépenser le moins possible sur le GR20 et d’avoir des repas faciles à préparer.

Semoule au blé complet (8 portions) : meilleur apport nutritionnel
Lentilles corail au curry (4 portions) : demande obligatoirement une casserole
Nouilles déshydratées (6 portions) : rapide et efficace
Amandes : miam miam et riche en protéine
Bananes séchées : le potassium, c’est bon !
2 barres protéinées : manger le premier jour. J’aurai dû en prendre un peu plus
1 gourde 1,5L et 1 gourde 1L : pas super pratique à transporter
1 fourchette : je n’allais pas manger avec les doigts
1 tupperware : indispensable ! Pratique pour fermer le récipient et y laisser le plat préparé la veille (ex : lentilles)
10 sachets de congélation : indispensable ! Pour y mettre de la nourriture et pour protéger des affaires : carnet de notes, téléphone.

corse-78

Les affaires du sac à dos de Youri

Youri avait dans son sac à dos des choses qui servaient à nous deux :

  • 1 casserole
  • 1 couteau suisse
  • 2 couvertures de survie
  • 1 trousse de secours complète
  • 4 pansements pour ampoule

Pour information, Youri est parti avec un sac Décathlon d’une capacité de 40 litres.

Youri et son petit sac à dos de 40L

Youri et son petit sac à dos de 40L

Si je devais refaire mon sac pour le GR20, voilà ce que je changerais :

1 vrai déodorant au lieu de la pierre d’Alun.

Pas de débardeur, mais 1 t-shirt technique. Avoir un marcel quand on porte un sac de 10 kilos, ça fait des frottements pas du tout agréables.

Pas de tapis de sol. Je ne m’en suis pratiquement pas servi. À chaque location de tente, un matelas par personne était fourni avec. Ça m’aurait permis d’économiser 800 grammes.

Pas de caméra reflex car trop lourd / encombrant, je prendrais soit un smartphone avec une bonne caméra intégrée ou un appareil photo type compact (moins lourd, moins encombrant). Le Reflex était dans mon sac à dos les premiers jours et je le sortais malheureusement très rarement. J’ai fini par l’accrocher en bandoulière pour l’avoir avec moi en permanence. Le problème, c’est que ça pendouille ^^

1 Camel bag. Pour boire, je devais systématiquement m’arrêter et enlever mon sac. Une perte de temps et d’énergie. Sinon, il aurait fallu trouver un moyen de mettre la gourde accessible facilement, sans que cela gêne la marche.

1 crème pour les articulations / Muscles. Car j’ai souffert comme jamais.

Un système pour accrocher la GoPro. La Gopro était en permanence accrochée au trépied qui était lui même accroché aux fixations avant de mon sac. Pas très pratique.

1 montre GPS pour mesurer les kilomètres, les dénivelés, savoir l’heure et nos temps de trajet.

Des sacs plastiques : pour pouvoir protéger les affaires de la pluie


Prendre des bâtons de randonnées pour le GR20 ?

C’était ma première fois avec des bâtons de randonnée et ils m’ont paru indispensables. Cet article m’avait convaincu d’en prendre. Je suis loin d’être un professionnel de la marche à pied, mais j’ai pu me reposer sur mes bâtons. Avoir des bâtons de randonnée, cela soulage aussi bien les genoux lors des descentes, que les chevilles lorsque le chemin est compliqué, que les muscles lors des montés. Quand le chemin est plat, ils ne sont pas très utiles, mais 80% du temps, je les avais au bout des doigts. Pour moi, il s’agissait d’un investissement important et j’hésitais à en prendre. Je suis ravi que mon sponsor Allibert Trekking m’en ait envoyé une paire. Je vous conseille donc vivement d’investir dans une paire ou de vous en faire prêter !

Chaussures de randonnées ou Chaussures de Trail ?

C’était une des grosses questions avant de partir faire le GR20. Quelle paire dois-je chausser ? J’avais à ma disposition des chaussures de course à pied et des grosses chaussures de marche. On m’a clairement déconseillé de prendre mes runnings, la semelle est trop fine et je vais rapidement sentir toutes les imperfections du sol. Pour les chaussures de marche, je ne les avais pas mises depuis des années. Leurs principaux avantages ? Complètement étanches, tiennent très bien la cheville et la semelle est bien épaisse. Le problème, c’est qu’elles sont lourdes, très lourdes et que je ne suis pas habitué à marcher avec ce genre de chaussures.

J’ai donc décidé d’acheter des chaussures de trail. Elles combinent ce que je recherchais : légèreté et robustesse avec une semelle tout terrain. Elles ne tiennent pas aussi bien la cheville que des chaussures montantes, mais je n’ai pas eu de soucis à ce niveau-là.

Faire le GR20 quand on est une fille

En tant que mec, il est difficile de donner mon avis et des conseils spécifiques pour les filles. Soyons clair, ça ne change absolument rien, je ne vois pas pourquoi une fille aurait plus de difficulté à faire le GR20 qu’un mec ou vice-versa. Nous sommes égaux. Evidemment, pour une femme, il faudra peut-être prévoir dans son sac à dos un soutif en plus, mais à part ça, je ne vois pas !

Des questions sur le GR20 ?

Je ne suis pas un expert des randonnées, ni du GR20, mais je suis persuadé que mon expérience peut vous apporter de l’aide. Si vous avez des questions concernant le GR20, n’hésitez pas à me le dire, je me ferais un plaisir d’y répondre ! J’ai vraiment essayé de vous donner le maximum d’informations en répondant aux questions que je me suis posées. Je n’ai pas abordé la question du budget, de la saison idéale, du choix du sens à faire, etc. En espérant avoir répondu à toutes vos interrogations.

Je vous invite aussi à lire des articles d’autres randonneurs. Chaque personne fait le GR20 avec ses capacités et ses envies. Je vous invite notamment à lire les conseils de Madame Bougeotte sur le GR20.

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A propos de l'auteur : Capitaine Rémi

Un presque trentenaire baroudeur qui partage sa passion du voyage. Je vagabonde depuis des années et je suis actuellement en tour du monde pour 2 ans minimum. Je réalise des défis aux 4 coins de la planète et t'encourage toi aussi à vivre tes rêves ! En savoir plus

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